Qu’est-ce que le Marathon pour Tous des Jeux Olympiques de Paris 2024

Le Marathon pour Tous, qui se tiendra le soir du 10 août 2024, est une des innovations majeures de Paris 2024 : donner aux coureuses et coureurs amateurs la possibilité de courir un Marathon, pendant les Jeux Olympiques, et sur le parcours des marathoniens et marathoniennes olympiques !

La question du jour

Qu’est-ce que le Marathon pour Tous des Jeux Olympiques de Paris 2024 ?

La réponse de France Bleu Paris

Pour nous répondre, Thomas Etcheberry s’est tourné vers Emmanuel Collardey, responsable des contenus Sports pour France Bleu Paris.

Le Marathon pour Tous des JO de Paris 2024 commence à prendre forme. Ce mercredi 31 janvier, Paris 2024 et Orange, parrain officiel du Marathon Pour Tous, ont dévoilé les visages de celles et ceux qui auront la chance d’avoir un dossard pour cet évènement exceptionnel. « C’est tout simplement la première fois de l’histoire que des coureurs amateurs vont avoir le privilège de courir un marathon olympique. Quelques heures avant, ou après les athlètes. L’épreuve officielle pour les hommes aura lieu le 10 août au matin, l’épreuve femmes est programmée le lendemain matin, ce sera d’ailleurs la dernière de ces jeux de Paris. Et entre les deux, le 10 août au soir, vous aurez ce premier marathon ouvert aux amateurs, à la veille de la cérémonie de clôture. »

Ce sera un véritable bouquet final. Emmanuel Collardey nous en brosse le contour : « A tous points de vue, parce que ce Marathon pour Tous va se courir de nuit. Et ça n’est pas sa seule originalité , car ce Marathon Pour Tous va emmener les amateurs sur exactement le même parcours que les professionnels. Un départ place de l’hôtel de Ville, direction l’Opéra, puis La Madeleine, le jardin des Tuileries, puis les quais … ensuite direction Versailles, pour revenir vers Paris avec une arrivée place des Invalides après un petit tour au pied de la Tour Eiffel. »

Un parcours sportif, qui est aussi riche d’histoire. « L’autre originalité de ce marathon de Paris 2024, c’est que son tracé est un clin d’œil à un moment de l’histoire de France. Une moment clé de la Révolution Française qui s’appelle la Marche des Femmes. Le 5 octobre 1789, alors que Paris à faim, plusieurs milliers de femmes marchent sur Versailles pour crier leur colère. Louis XVI va accepter plusieurs demandes, dont celle de venir résider à Paris. Le lendemain, les manifestants reviennent avec le Roi qui va s’installer au Palais de Tuileries. »

Pour ce Marathon pour Tous de Paris 2024, « c’est précisément 20 024 participants qui courront vers Versailles. 20024, vous avez compris le clin d’œil ? Il y aura autant d’hommes que de femmes. Il reste encore quelques milliers de dossards à gagner avec le sponsor Orange. Il faut avoir au minimum 20 ans. C’est la seule condition, mais si ça vous intéresse, on vous conseille quand même d’avoir un bon petit niveau en course parce que ce parcours il est beau mais il est compliqué. Ca grimpe beaucoup pour aller à Versailles. Si vous êtes moyennement chaud, sachez qu’il y aura aussi un 10 km qui va se courir dans Paris, entre l’Hôtel de ville et les Invalides. »

Pour lire toutes les informations sur ce Marathon pour Tous de Paris 2024, cliquez ici.

France Bleu Paris 2024 : le JO de Paris 2024 se vivent déjà sur France Bleu Paris

#FranceBleuParis2024

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Les jeunes sont-ils moins investis dans leur travail ? Faux, répond une étude de l’Apec et de Terra Nova

Pour Gilles Gateau, économiste et directeur général de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), « chaque génération produit ce discours sur une jeunesse qui a moins le goût de l’effort, mais s’y est ajoutée la crise Covid, révélatrice des remises en cause du rapport au travail ». Or, selon l’enquête conjointe Apec/Terra Nova, aînés et jeunes partagent le même top 3 sur « leurs attentes fondamentales envers le travail ».

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« Capacité à quitter un emploi »

Chez les jeunes, la rémunération arrive en tête (55 %) suivie de près par l’intérêt du travail (41 %). L’équilibre de vie, souvent perçu comme central pour la jeune génération, arrive en troisième position. Une préoccupation pour laquelle ils accordent « légèrement moins d’importance » que leurs aînés : 34 % des jeunes actifs le citent dans leurs priorités principales contre 45 % des 45-65 ans.

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« Ce qui caractérise cette génération, c’est sa capacité à quitter un emploi qui ne répond pas à ses aspirations dont ne disposait pas la génération précédente », observe Gilles Gateau. Terra Nova et l’Apec ont établi six profils types chez les 18-29 ans en fonction de leur origine sociale et des emplois occupés. Plus d’un jeune sur deux appartient aux catégories des « ambitieux » (39 %) et des « satisfaits » (14 %) : ils ont un rapport globalement positif au travail et sont majoritairement cadres.

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L’Eurovision, Le Grand Cactus, les Jeux olympiques : la RTBF dévoile ses atouts pour 2024

Le chanteur avait lancé un appel aux voix pour le titre avec lequel il défendra la Belgique à l’Eurovision, un des temps forts de l’année pour la RTBF, avec les élections et les rendez-vous sportifs de l’année. Article réservé aux abonnés

Co-responsable du MAD, Journaliste au pôle Culture

Par Cédric Petit

Publié le 31/01/2024 à 18:55
Temps de lecture: 4 min

United by music », ce n’est pas le slogan de la RTBF, mais celui de l’Eurovision, pour laquelle le chanteur Mustii avait lancé, le 12 janvier, un appel aux voix. Sur le gros millier de fichiers qui ont été transmis au prochain représentant belge au concours européen de la chanson, 500 voix ont été retenues pour la chanson chorale que Mustii dévoilera le 20 février et avec laquelle il ira défendre les couleurs de la Belgique en Suède.

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Désmicardiser la France « pose la question du coût du travail en France et de la compétitivité de notre économie

Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé vouloir « désmicardiser » la France. Au-delà du néologisme qui a retenu l’attention, « il n’y a pas grand-chose de neuf dans l’idée », assure François Perrin, président du syndicat patronal Medef Nouvelle-Aquitaine.

François Perrin est le président du Medef Nouvelle-Aquitaine.
François Perrin est le président du Medef Nouvelle-Aquitaine.

ROMUALD MEIGNEUX

Difficile de lui donner tort puisque pour y parvenir et faire en sorte qu’une partie des 17 %, soit 3,1 millions, de Français « scotchés » au smic, en décollent enfin, le Premier ministre évoque une piste déjà maintes fois damée, notamment par le président de la République : la négociation, branche par branche là où les grilles de salaires démarrent en dessous du smic. Actuellement 34 branches seraient dans ce cas… Ces critères encadrant la rémunération « ne changent rien au fait que légalement le smic horaire reste le salaire minimum et que personne ne touche, légalement, en dessous ! » tempère François Perrin.

Allégement de charges patronales, passage obligé ?

C’est vrai, mais le fait que certaines grilles affichent plusieurs échelons situés en dessous du smic « condamne » les salariés embauchés sur ces bases à ne voir leur salaire progresser qu’au gré de la valorisation du salaire minimum légal. En clair, pour eux, grimper des échelons qui proposent des salaires sous la limite ne change rien.

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« Il ne faut pas oublier que la France se situe, au cinquième rang européen des salaires minimums les plus élevés. Si, sur le principe, revaloriser les salaires est louable, je rappelle qu’en 2023, en moyenne, dans le secteur privé, les augmentations de salaires ont dépassé le niveau de l’inflation. Par ailleurs, depuis 1990 la part des salaires représente de plus 60 % de la valeur ajoutée (profits) des entreprises. Les salariés sont donc les premiers bénéficiaires de l’activité de l’entreprise. Aussi, la revalorisation de la rémunération pose la question du coût du travail en France et de la compétitivité de notre économie ». Et le président du Medef régional sort la calculette : « 1 euro de salaire net versé au salarié c’est 1,35 € de plus à sortir pour l’entreprise. S’il augmente son salarié de 100 euros, l’employeur doit financer au minimum 238 euros. »

Le piège des 100 euros de plus

Le Premier ministre a la même calculette, mais pour lui, augmenter le smic de 100 euros aujourd’hui n’a aucun intérêt : « Cela coûte 238 euros de plus à l’employeur, mais le salarié perd pour sa part 29 euros de prime d’activité, sa CSG (contribution sociale généralisée, NDLR), ses cotisations progressent de 26 % et il est soumis à l’impôt sur les revenus », précisait-il le 30 janvier dernier.

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Pour la méthode permettant de désmicardiser les Français, François Perrin attend de voir. « Pour le moment nous sommes dans le discours. On attend les décisions, mais on ne voit pas comment elles peuvent passer par autre chose qu’un maintien des allégements de charges, notamment pour les salaires qui sont entre 2,5 et 3,5 fois le smic alors que dans le cadre du budget 2024 il est plutôt question de mettre un coup de rabot sur ces allégements ! » rappelle ce dernier.

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JO de Paris 2024 : les Jeux olympiques de la jeunesse, un laboratoire d’idées pour le CIO

Des allures de grande répétition pour les membres du Comité international olympique (CIO). Ce jeudi 1er février, les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) d’hiver 2024 s’achèvent dans la province de Gangwon, en Corée du Sud, moins de six mois avant d’entamer les Jeux olympiques, d’été cette fois, à Paris. Moins médiatisé, plus sobre, l’événement créé en 2010 à l’initiative de l’ancien président du CIO, Jacques Rogge, sert autant les jeunes athlètes que l’institution olympique elle-même, qui y teste toute une série d’innovations.

Mis en place pour donner accès au rêve olympique à des jeunes de moins de 18 ans, les premiers JOJ apparus en 2010 à Singapour suivent depuis la même périodicité de quatre ans, à ceci près que le calendrier est inversé entre épreuves d’hiver et épreuves d’été. Hormis des JOJ annulés en 2022 en raison de la crise du Covid-19, l’objectif pour le CIO est clair : « Enrayer le déclin de la pratique sportive chez les jeunes tout en combattant la croissance de l’obésité », pour reprendre les propos de Jacques Rogge, lors de son discours inaugural à Singapour.

L’événement aspire, au-delà du sport lui-même, à sensibiliser les adolescents à une alimentation et un mode de vie sains, au respect de l’environnement et à une pratique propre et transparente du sport. « Les Jeux de la jeunesse sont devenus une étape importante dans le développement d’une carrière d’un jeune athlète d’un point de vue purement sportif, mais on garde malgré tout ce volet éducatif très important », détaille Christophe Dubi, directeur exécutif des JO et des JOJ auprès du CIO. « On intègre une série d’activités éducatives comme la protection des athlètes, le travail sur la performance et l’aide apportée aux athlètes en dehors du sport. »

Une mise en situation d’un quotidien d’athlète de haut niveau pour des jeunes qui aspirent à pratiquer leur passion à un niveau international, sans pour autant percevoir déjà tous les sacrifices qui y sont rattachés. « C’est un événement où au-delà de la compétition, on développe une vision de l’olympisme et des valeurs qui y sont liées », explique Marie-Laure Brunet, double médaillée olympique de biathlon et coach mentale auprès de jeunes athlètes. « Je dis aux jeunes athlètes avec qui je travaille de profiter pleinement, de ne pas se mettre une pression folle et d’aller suivre des débats et des conférences organisées avec d’anciens athlètes ambassadeurs pour se nourrir, il y a un vrai travail de transmission. »

Un laboratoire à ciel ouvert

Au-delà de cette mission pédagogique, les JOJ sont surtout le laboratoire idéal pour tester certaines épreuves en vue de les valider aux JO traditionnels. « Un sport ne peut pas d’un coup débarquer dans les Jeux olympiques sans qu’il y ait une fédération internationale reconnue par le CIO », rappelle Clarisse Costaz, responsable Paris 2024 pour le breaking et le basket 3 x 3. « C’est la raison d’ailleurs pour laquelle il n’y a pas d’e-sport actuellement aux JO. »

En 2018, par opportunité, le breakdance a donc été accueilli par la fédération internationale de danse, comme un galop d’essai, dans le cadre des JOJ. « La discipline a bénéficié d’une belle notoriété à Buenos Aires et a profité de ce laboratoire que sont les JOJ pour devenir, plus tard, une vraie discipline olympique. On a pu percevoir l’art de vivre qui entourait des disciplines comme le BMX freestyle ou le breakdance, et c’est ce que le CIO recherchait », précise l’ancienne basketteuse.

Le rugby à 7, entré aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et toujours présent au sein du programme olympique depuis, avait d’abord été testé à Nankin (Chine), en 2014. Tout comme le golf, la même année. Pour certains sports, l’attente est plus longue : le basket 3 x 3, présent à Paris cet été pour la deuxième fois consécutive après Tokyo, aura attendu plus de dix ans, après avoir été testé dès les premiers JOJ de Singapour, en 2010. « Il y a des disciplines qui se prêtent bien aux Jeux olympiques et d’autres non, pour des raisons pratiques, rappelle Christophe Dubi. Certaines disciplines sont par exemple compliquées à filmer mais on ne se refuse pas de tester différents sports, c’est à ça qu’aspirent aussi les JOJ », précise ce dernier.

Outre les disciplines présentes ou non au programme olympique, c’est l’ADN même des Jeux qui se trouve parfois modifié à travers les Jeux de la jeunesse. Si les Jeux de Paris 2024 sont les premiers à afficher une stricte parité entre les femmes et les hommes, parmi les 10 500 athlètes qualifiés, (il y avait 48,8 % d’athlètes femmes à Tokyo en 2021, NDLR), les JOJ n’ont pas attendu, là encore, cette échéance. Sur les 4 000 athlètes sélectionnés en 2018 à Buenos Aires, la parité était déjà respectée. « C’est une énorme fierté pour le mouvement olympique d’avoir imposé ça, en commençant par les Jeux de la jeunesse », se félicite Christophe Dubi.

Une nouvelle donne géopolitique ?

Plus symbolique encore, les JOJ accueillaient il y a encore quelques années, certaines épreuves mixtes où des athlètes de nationalités différentes concourraient ensemble. En 2012, le patineur japonais Shoma Uno et son homologue américaine Jordan Bauth ont ainsi fait équipe. La même année, l’Américain Korey Dropkin et la Russe Marina Verenich ont obtenu la médaille de bronze, à deux, lors de l’épreuve de curling. Quand une discipline est ainsi remportée par une équipe mixte, l’hymne olympique résonne en même temps que le drapeau aux cinq anneaux s’élève.

JO de Paris 2024 : les Jeux olympiques de la jeunesse, un laboratoire d’idées pour le CIO

Aujourd’hui, cette mixité n’existe plus au sein des JOJ, « pour des raisons pratiques car les athlètes de nationalité différentes ne se comprenaient pas toujours », précise Christophe Dubi. Mais l’instancene s’interdit pas de relancer la réflexion. « Au départ, c’était vraiment dans l’esprit olympique : les jeunes, ensemble, qui au-delà de leur appartenance à un pays, concourraient pour les mêmes valeurs », explique le dirigeant.

L’ultime défi pour les Jeux de la jeunesse réside désormais dans la notoriété auprès du grand public. Les diffuseurs demeurent souvent absents et les épreuves sont généralement suivies sur le site Internet du CIO ou sur les réseaux sociaux des fédérations. Ne bénéficiant pas de la même couverture médiatique que les Jeux traditionnels, les JOJ sont pourtant un « vivier de jeunes talents qu’on reverra, plus tard, aux Jeux olympiques », plaide Marie-Laure Brunet. « Ce sont des graines de star, c’est du sport de très haut niveau, abonde Christophe Dubi. J’encourage vraiment les gens à regarder les JOJ. » Pour preuve, lors des Jeux d’hiver de Pékin (en 2022), 341 athlètes présents venaient des Jeux de la Jeunesse. En tout, ces derniers ont récolté 53 médailles.

Beaucoup de réponses sont livrées par cet article présenté par lejournaldeleconomie.info qui parle du thème « Actualité économique ». L’écrit de départ a été rendu de la façon la plus honnête qui soit. Vous avez l’occasion d’écrire en utilisant les coordonnées présentées sur notre site web afin d’indiquer des détails sur cet article parlant du thème « Actualité économique ». lejournaldeleconomie.info est un agrégateur d’information qui présente de nombreuses actualités publiées sur le net dont le sujet central est « Actualité économique ». Consultez notre site lejournaldeleconomie.info et nos réseaux sociaux dans le but d’être informé des nouvelles communications.

Paris 2024 : accueillir les Jeux olympiques rime-t-il avec … – Euronews

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De nombreux Parisiens ne sont pas vraiment ravis que leur ville accueille les Jeux olympiques d’été de cette année.

Malgré la volonté du président français, Emmanuel Macron, de faire de l’événement une « fête populaire », les billets à 2 700 euros minimum pour assister à la cérémonie d’ouverture et le coût de plusieurs centaines d’euros pour aller voir presque tous les événements peuvent pour une fois donner aux Français une bonne raison de se plaindre.

Pourtant, beaucoup n’hésitent pas à rappeler le vieil adage selon lequel les J.O. devraient apporter un coup de pouce bienvenu à l’économie française en période d’inflation et de crise du coût de la vie, alors que touristes et investisseurs vont déferler sur la capitale.

Mais les prévisions concernant les retombées économiques des Jeux étant loin d’être certaines, Euronews Business a décidé d’examiner s’ils constitueront effectivement un investissement financier sain pour Paris et la France dans son ensemble.

Un faible taux de retour sur investissement

Les Jeux olympiques passés nous apprennent que l’événement est le plus souvent un gouffre financier.

« En effet, de nombreux hôtes finissent par dépenser beaucoup d’argent pour des infrastructures spécialisées qui ne servent que très peu après l’événement », explique Martin Müller, professeur de géographie et de développement durable à l’université de Lausanne, à Euronews Business.

Il a constaté que l’entretien continu des infrastructures des Jeux olympiques d’hiver de Sochi en 2014 a représenté une charge de plus d’un milliard de dollars (920 millions d’euros) par an depuis lors.

Ce que Martin Müller appelle la « sous-estimation des coûts et la surpromesse des bénéfices » fait que les villes hôtes atteignent rarement le seuil de rentabilité. Dans l’histoire des Jeux olympiques modernes, il a été prouvé qu’il était possible de réaliser des bénéfices, mais ceux-ci ne sont pas comparables à l’importance des déficits.

Le bénéfice record réalisé par Los Angeles, en 1984, s’est produit dans des circonstances particulières : la ville californienne était le seul soumissionnaire et a donc pu obtenir des exigences plus souples de la part du Comité international olympique (CIO), notamment le droit d’utiliser des infrastructures préexistantes au lieu d’en construire de nouvelles.

Un scénario similaire s’est déroulé récemment lorsque Paris et Los Angeles ont été les seules villes encore en lice pour les Jeux.

« Pour éviter que la situation de 1984 ne se reproduise, il [le CIO] a attribué les deux Jeux olympiques en même temps », indique Martin Müller, Paris se voyant attribuer les Jeux de 2024 et Los Angeles ceux de 2028.

Le prix ahurissant de l’organisation des Jeux olympiques décourage en effet de nombreuses villes de se porter candidates, d’autant plus que la candidature elle-même s’avère onéreuse.

« Tokyo a dépensé jusqu’à 150 millions de dollars pour l’échec de sa candidature en 2016, et environ la moitié pour sa candidature en 2020 », expliquent James McBride et Melissa Manno du Council on Foreign Relations (CFR). « Toronto a décidé qu’elle ne pouvait pas se permettre les 60 millions de dollars dont elle aurait eu besoin pour une candidature en 2024 », précisent-ils. 

Un CIO trop puissant ?

Certains experts soulignent la position trop avantageuse du CIO, qui a le pouvoir de choisir parmi les villes candidates et d’imposer des conditions en matière d’infrastructure ou de billetterie que l’hôte doit respecter et payer, tout en partageant peu ou pas du tout les risques financiers auxquels les villes sont confrontées.

« Le CIO pourrait partager un montant plus important de l’argent des sponsors internationaux, télévisuels et de haut niveau », affirme le professeur Andrew Zimbalist, auteur de « Circus Maximus : The Economic Gamble Behind Hosting the Olympics and the World Cup ».

Le CIO perçoit en effet des sommes importantes grâce à ses services de diffusion olympique (OBS), qui jouissent d’un monopole sur les normes de diffusion olympique, ce qui leur permet de dicter leurs conditions aux autres médias. Mais ces revenus ne sont pas partagés avec le comité d’organisation de la ville hôte, qui se retrouve avec une facture de plusieurs milliards de dollars.

Comme l’a rapporté le journal français, Le Monde, en janvier, le puissant OBS a même obtenu un décret temporaire lui permettant d’éviter d’avoir à accorder un jour de congé hebdomadaire, comme l’exige habituellement la loi, aux 8 000 personnes censées travailler à la retransmission des Jeux olympiques de Paris.

Les experts ont suggéré différentes manières de réduire le pouvoir du CIO et son aversion pour le partage des risques financiers.

« La solution la plus intéressante serait d’avoir un site permanent pour les Jeux d’été et un autre pour les Jeux d’hiver », soutient Andrew Zimbalist.

Mais un tel changement serait-il accueilli avec enthousiasme ? Nombreux sont ceux qui considèrent les Jeux olympiques comme un moyen d’acquérir et d’exploiter un pouvoir d’attraction, et comme un événement qui aide le gouvernement du pays hôte à améliorer son image nationale.

Des opportunités de travail limitées

Lorsque les responsables politiques font la promotion de l’organisation des Jeux olympiques, ils évoquent souvent les possibilités d’emploi, en particulier dans les secteurs de la construction et de l’hôtellerie.

Le comité d’organisation de Paris 2024 affirme que l’événement sera « un levier de relance de l’activité et de l’emploi », grâce à « plus de 181 000 emplois mobilisés ». Il précise que ce chiffre comprend les emplois créés spécifiquement pour l’occasion, et les emplois qui seront impliqués d’une manière ou d’une autre dans les Jeux olympiques, mais qui existent déjà.

Cela signifie que l’effet de ruissellement espéré ne sera pas ressenti par tous.

« Les salaires versés aux réceptionnistes et aux nettoyeurs de chambres d’un hôtel resteront probablement inchangés », expliquent Robert Baade et Victor Matheson dans leur étude de 2016 intitulée « Going for the Gold : l’économie des Jeux olympiques ».

En effet, dans de nombreux cas, comme « les hôtels (ainsi que les chaînes de restaurants, les agences de location de voitures, les compagnies aériennes et autres entreprises similaires) sont détenus au niveau national ou international, cette augmentation des bénéfices des entreprises ne reste pas dans la ville hôte, mais quitte plutôt la région », expliquent-ils.

Pour que les Jeux se déroulent dans les meilleures conditions, les comités olympiques font également largement appel à des bénévoles – 45 000 cet été à Paris – qui, par définition, ne sont pas rémunérés.

Le bénévolat peut donner droit à quelques avantages, comme celui d’assister gratuitement à certaines compétitions. Cependant, l’absence de salaire signifie qu’il ne sera pas facile de trouver un logement à Paris ou dans sa banlieue, surtout avec la flambée des prix des chambres d’hôtes et des chambres d’hôtel pendant cette période.

Perturbation de la vie quotidienne

Entre l’augmentation temporaire du ticket de métro à 4 euros pour faire face à l’afflux de touristes (il coûte normalement 2,15 euros) et la recommandation de la présidente de la région parisienne, Valérie Pécresse, de travailler à domicile pendant la durée des Jeux olympiques, beaucoup ont l’intention d’utiliser une partie de leurs cinq semaines de congés payés pour quitter Paris en juillet et en août.

Pour ceux qui ne peuvent s’échapper de la capitale française, ces deux semaines de Jeux olympiques, suivies de deux autres pour les Jeux paralympiques, risquent d’être un cauchemar.

Quant à l’impact sur le tourisme en général, les avis sont partagés.

« Londres, Pékin et Salt Lake City ont tous connu une baisse du tourisme les années de leurs Jeux olympiques« , expliquent James McBride et Melissa Manno du CFR.

En revanche, d’autres villes ont connu une hausse du tourisme après les Jeux olympiques, comme Barcelone au début des années 1990. Toutefois, à l’époque, la ville catalane ne pouvait se comparer à l’attrait actuel de Paris en tant que capitale du pays le plus visité au monde.

« Les touristes olympiques remplaceront en grande partie d’autres touristes qui seraient venus de toute façon », affirme le professeur Martin Müller à propos de Paris. Il estime que l’effet économique des Jeux olympiques sur la capitale française sera probablement négligeable.

« À Londres, par exemple, des études ont montré qu’il y avait en fait moins de touristes dans la ville pendant les Jeux olympiques de 2012 que pendant les étés précédents », ajoute-t-il.

Ainsi, l’organisation des Jeux n’est peut-être pas l’or olympique que l’on attend d’elle.

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USA : les créations d’emplois dans le secteur privé plus faibles que prévu

(AOF) – Les créations d’emplois dans le secteur privé s’élèvent à 107000 en janvier aux Etats-Unis contre un consensus de 145000 après 158000 en décembre, chiffre révisé de 164000 selon le rapport ADP.

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Paris 2024 : accueillir les Jeux olympiques rime-t-il avec croissance économique

Cet article a été initialement publié en anglais

À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la question est de savoir si les méga-événements sportifs apportent réellement un coup de pouce économique à la ville et au pays d’accueil, ou s’ils ne coûtent pas plus cher qu’ils ne valent.

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De nombreux Parisiens ne sont pas vraiment ravis que leur ville accueille les Jeux olympiques d’été de cette année.

Malgré la volonté du président français, Emmanuel Macron, de faire de l’événement une « fête populaire », les billets à 2 700 euros minimum pour assister à la cérémonie d’ouverture et le coût de plusieurs centaines d’euros pour aller voir presque tous les événements peuvent pour une fois donner aux Français une bonne raison de se plaindre.

Pourtant, beaucoup n’hésitent pas à rappeler le vieil adage selon lequel les J.O. devraient apporter un coup de pouce bienvenu à l’économie française en période d’inflation et de crise du coût de la vie, alors que touristes et investisseurs vont déferler sur la capitale.

Mais les prévisions concernant les retombées économiques des Jeux étant loin d’être certaines, Euronews Business a décidé d’examiner s’ils constitueront effectivement un investissement financier sain pour Paris et la France dans son ensemble.

Un faible taux de retour sur investissement

Les Jeux olympiques passés nous apprennent que l’événement est le plus souvent un gouffre financier.

« En effet, de nombreux hôtes finissent par dépenser beaucoup d’argent pour des infrastructures spécialisées qui ne servent que très peu après l’événement », explique Martin Müller, professeur de géographie et de développement durable à l’université de Lausanne, à Euronews Business.

Il a constaté que l’entretien continu des infrastructures des Jeux olympiques d’hiver de Sochi en 2014 a représenté une charge de plus d’un milliard de dollars (920 millions d’euros) par an depuis lors.

Ce que Martin Müller appelle la « sous-estimation des coûts et la surpromesse des bénéfices » fait que les villes hôtes atteignent rarement le seuil de rentabilité. Dans l’histoire des Jeux olympiques modernes, il a été prouvé qu’il était possible de réaliser des bénéfices, mais ceux-ci ne sont pas comparables à l’importance des déficits.

Le bénéfice record réalisé par Los Angeles, en 1984, s’est produit dans des circonstances particulières : la ville californienne était le seul soumissionnaire et a donc pu obtenir des exigences plus souples de la part du Comité international olympique (CIO), notamment le droit d’utiliser des infrastructures préexistantes au lieu d’en construire de nouvelles.

Un scénario similaire s’est déroulé récemment lorsque Paris et Los Angeles ont été les seules villes encore en lice pour les Jeux.

« Pour éviter que la situation de 1984 ne se reproduise, il [le CIO] a attribué les deux Jeux olympiques en même temps », indique Martin Müller, Paris se voyant attribuer les Jeux de 2024 et Los Angeles ceux de 2028.

Le prix ahurissant de l’organisation des Jeux olympiques décourage en effet de nombreuses villes de se porter candidates, d’autant plus que la candidature elle-même s’avère onéreuse.

« Tokyo a dépensé jusqu’à 150 millions de dollars pour l’échec de sa candidature en 2016, et environ la moitié pour sa candidature en 2020 », expliquent James McBride et Melissa Manno du Council on Foreign Relations (CFR). « Toronto a décidé qu’elle ne pouvait pas se permettre les 60 millions de dollars dont elle aurait eu besoin pour une candidature en 2024 », précisent-ils. 

Un CIO trop puissant ?

Certains experts soulignent la position trop avantageuse du CIO, qui a le pouvoir de choisir parmi les villes candidates et d’imposer des conditions en matière d’infrastructure ou de billetterie que l’hôte doit respecter et payer, tout en partageant peu ou pas du tout les risques financiers auxquels les villes sont confrontées.

« Le CIO pourrait partager un montant plus important de l’argent des sponsors internationaux, télévisuels et de haut niveau », affirme le professeur Andrew Zimbalist, auteur de « Circus Maximus : The Economic Gamble Behind Hosting the Olympics and the World Cup ».

Le CIO perçoit en effet des sommes importantes grâce à ses services de diffusion olympique (OBS), qui jouissent d’un monopole sur les normes de diffusion olympique, ce qui leur permet de dicter leurs conditions aux autres médias. Mais ces revenus ne sont pas partagés avec le comité d’organisation de la ville hôte, qui se retrouve avec une facture de plusieurs milliards de dollars.

Comme l’a rapporté le journal français, Le Monde, en janvier, le puissant OBS a même obtenu un décret temporaire lui permettant d’éviter d’avoir à accorder un jour de congé hebdomadaire, comme l’exige habituellement la loi, aux 8 000 personnes censées travailler à la retransmission des Jeux olympiques de Paris.

Les experts ont suggéré différentes manières de réduire le pouvoir du CIO et son aversion pour le partage des risques financiers.

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« La solution la plus intéressante serait d’avoir un site permanent pour les Jeux d’été et un autre pour les Jeux d’hiver », soutient Andrew Zimbalist.

Mais un tel changement serait-il accueilli avec enthousiasme ? Nombreux sont ceux qui considèrent les Jeux olympiques comme un moyen d’acquérir et d’exploiter un pouvoir d’attraction, et comme un événement qui aide le gouvernement du pays hôte à améliorer son image nationale.

Des opportunités de travail limitées

Lorsque les responsables politiques font la promotion de l’organisation des Jeux olympiques, ils évoquent souvent les possibilités d’emploi, en particulier dans les secteurs de la construction et de l’hôtellerie.

Le comité d’organisation de Paris 2024 affirme que l’événement sera « un levier de relance de l’activité et de l’emploi », grâce à « plus de 181 000 emplois mobilisés ». Il précise que ce chiffre comprend les emplois créés spécifiquement pour l’occasion, et les emplois qui seront impliqués d’une manière ou d’une autre dans les Jeux olympiques, mais qui existent déjà.

Cela signifie que l’effet de ruissellement espéré ne sera pas ressenti par tous.

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« Les salaires versés aux réceptionnistes et aux nettoyeurs de chambres d’un hôtel resteront probablement inchangés », expliquent Robert Baade et Victor Matheson dans leur étude de 2016 intitulée « Going for the Gold : l’économie des Jeux olympiques ».

En effet, dans de nombreux cas, comme « les hôtels (ainsi que les chaînes de restaurants, les agences de location de voitures, les compagnies aériennes et autres entreprises similaires) sont détenus au niveau national ou international, cette augmentation des bénéfices des entreprises ne reste pas dans la ville hôte, mais quitte plutôt la région », expliquent-ils.

Pour que les Jeux se déroulent dans les meilleures conditions, les comités olympiques font également largement appel à des bénévoles – 45 000 cet été à Paris – qui, par définition, ne sont pas rémunérés.

Le bénévolat peut donner droit à quelques avantages, comme celui d’assister gratuitement à certaines compétitions. Cependant, l’absence de salaire signifie qu’il ne sera pas facile de trouver un logement à Paris ou dans sa banlieue, surtout avec la flambée des prix des chambres d’hôtes et des chambres d’hôtel pendant cette période.

Perturbation de la vie quotidienne

Entre l’augmentation temporaire du ticket de métro à 4 euros pour faire face à l’afflux de touristes (il coûte normalement 2,15 euros) et la recommandation de la présidente de la région parisienne, Valérie Pécresse, de travailler à domicile pendant la durée des Jeux olympiques, beaucoup ont l’intention d’utiliser une partie de leurs cinq semaines de congés payés pour quitter Paris en juillet et en août.

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Pour ceux qui ne peuvent s’échapper de la capitale française, ces deux semaines de Jeux olympiques, suivies de deux autres pour les Jeux paralympiques, risquent d’être un cauchemar.

Quant à l’impact sur le tourisme en général, les avis sont partagés.

« Londres, Pékin et Salt Lake City ont tous connu une baisse du tourisme les années de leurs Jeux olympiques« , expliquent James McBride et Melissa Manno du CFR.

En revanche, d’autres villes ont connu une hausse du tourisme après les Jeux olympiques, comme Barcelone au début des années 1990. Toutefois, à l’époque, la ville catalane ne pouvait se comparer à l’attrait actuel de Paris en tant que capitale du pays le plus visité au monde.

« Les touristes olympiques remplaceront en grande partie d’autres touristes qui seraient venus de toute façon », affirme le professeur Martin Müller à propos de Paris. Il estime que l’effet économique des Jeux olympiques sur la capitale française sera probablement négligeable.

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« À Londres, par exemple, des études ont montré qu’il y avait en fait moins de touristes dans la ville pendant les Jeux olympiques de 2012 que pendant les étés précédents », ajoute-t-il.

Ainsi, l’organisation des Jeux n’est peut-être pas l’or olympique que l’on attend d’elle.

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Jeux olympiques de Paris 2024 : la jauge de spectateurs pour la cérémonie d’ouverture fortement revue à la baisse

« L’idée, c’est qu’il y a 100.000 personnes dans les quais bas », avec des billets payants, et « plus de 220 000 personnes sur les quais hauts », avec des billets gratuits, « et puis après il y a tous ceux qui habitent et qui vont pouvoir louer, faire des soirées le long de la Seine », a détaillé sur France 2 le ministre de l’Intérieur. Gérald Darmanin avait annoncé en octobre 2022 au Sénat « 600 000 spectateurs », dont 500 000 sur les quais hauts.

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Réinterrogé en mai 2023 lors de la signature du protocole de sécurité sur la cérémonie, le ministre de l’Intérieur avait répété le chiffre de 600 000. « Aujourd’hui, la cérémonie d’ouverture est comme elle était prévue », a pourtant affirmé Gérald Darmanin mercredi matin.

Une première en extérieur

Plusieurs sources proches des négociations avaient rapporté récemment que le dernier arbitrage était « sous les 300 000 spectateurs » gratuits. Le préfet de police de Paris Laurent Nuñez avait évoqué « le printemps » pour confirmer ces évaluations, susceptible d’évoluer en fonction de l’état de la menace terroriste.

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Électricité, péages, LEP… Ce qui change au 1er février

Hausse des prix aux péages

Les tarifs des péages vont prendre en moyenne, 3 % au 1er février. Cette augmentation varie en fonction des concessionnaires d’autoroutes. D’après nos confrères de RMC, la hausse s’élèvera à 2,79 % sur les tronçons de la Sanef, 3,08 % sur ceux de la Sapn, 2,71 % sur ceux de Vinci et 3,04 % sur ceux de l’APRR.

Plusieurs autres tronçons spécifiques, où l’État est actionnaire majoritaire, vont connaître de plus fortes hausses, avec notamment +3,23 % pour le tunnel du Mont-Blanc ou +5,5 % pour le viaduc de Millau.

Le montant net social devient la référence

Affiché sur les bulletins de paie depuis janvier, le montant net social devient le montant de référence à déclarer lors d’une demande de prime d’activité ou de RSA.

La rémunération du LEP baisse

Le livret d’épargne populaire est destiné aux personnes déclarant jusqu’à 22 419 euros de revenu fiscal pour une personne seule, ou 34 393 euros pour un couple (deux parts). Depuis août 2023, son taux de rémunération s’élevait à 6 %. Il va baisser à 5 % au 1er février.

« Avec une inflation qui va passer sous les 3 %, vous aurez un Livret d’épargne populaire dont la rémunération sera plus de deux points au-dessus de l’inflation », a défendu le ministre de l’Économie lorsqu’il a fait cette annonce. Le Livret A reste, lui, à 3 %.

Les stages mieux payés

La gratification minimale accordée aux élèves et étudiants en stage pour au moins deux mois augmente de 7 % cette année. À partir du 1er février, l’indemnité passe de 4,05 à 4,35 euros de l’heure. Soit une augmentation de 40 à 50 euros par mois pour un stage à temps plein.

Un coup de pouce sur le processus de succession

Le paiement de frais de succession peut s’accompagner de difficultés financières pour les héritiers. Si c’est le cas, ils peuvent demander un crédit de paiement à Bercy. Un décret voté en décembre et entrant en vigueur en février réduit le délai de réponse à cette demande à deux mois maximum.

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